19 avril 2009
Lavandière
Lavandière.
Les maux d'hier
Sirène au chant désuet
A pleuré le saule
Au sommet d'un rêve
Qu'elle a crû achevé trop tôt.
Elle a chanté toute la nuit
Les larmes de cet arbre
Epanché les branches
Jusqu'au petit matin
Les mots malins
Qui se font main trop tôt.
Les mots d'hier
Perdus dans le lavoir,
Petites mains fatiguées
De frotter les linges du désespoir.
L'avant hier était si beau
Lavandière de mots mêlés,
Ta source est fatiguée
Des mots des autres
Aux teintes usées.
Chrissette
15 avril 2009
Cailloux et clochettes Duo Chrissette et Pant
Cailloux et clochettes
juste une trêve
et des cailloux sur la grève
lancés si vite à l'eau
que nos martins se laissent surprendre
nous ne sommes pas seuls pêcheurs tu le sais
nos mots coïncident d'autres coexistent mais
on ne le sait jamais deux mais où se trouve le muguet
dont j'aime le parfum
quand il se colle à ta peau
aimes-tu aussi la sève de nos élans langoureux ?
cette sève qui coule de nos coeurs nus...
encore un de ces rêves
que jamais je n'oublie
qui me tient endormie
tes matins aux miens se pendent
tes mains aux miennes s'étendent.
la lande s'étire, de moi les mais sont loin
ma fleur accueille ton sourire
et le blanc frisson exhalé des clochettes
vient caresser timidement ta fée coquette
dans le buisson voisin la merlette est aux aguets.
Pant et Chrissette.
30.04.06
10 avril 2009
Editions Dédicaces
09 avril 2009
Te reverrai-je un jour?
Te reverrai-je un jour?
Ou comment les pensées virevoltent,
De l'amitié à l'amour des mots, il n'y a parfois qu'un pas.
Te reverrai-je un jour,
courir jusqu'à moi en haut de la colline,
avec ton chien à tes pieds
entre les raies de vignes,
m'asseoir à tes côtés,
sur un tronc affalé,
à regarder la voûte qui couvre nos âges,
à faire danser entre les dents une herbe folle,
une graminée...et souffler en duo
sur le corps des étamines,
et nous dire qu'un jour sans doute
la vie décidera.
Et puis la vie a décidé.
De te quitter, désormais tu cours dans les nuages.
Du ciel à la terre, les mots voyagent.
A nourrir mes idées d'ombres et de plumages,
de ventres de poupée,
de flots rouges
au bout de deux tresses d'une jeune fille en fleurs
courant dans les bois
dans sa jupette blanche les fils en fête,
d'un noeud de corde qui coulisse le long d'un vieux pommier,
d'un drap derrière deux planches en bois qui plisse,
nos mains en éveil , émues par les rires
au milieu de toutes ces paires d'yeux d'enfants des autres,
car en ce temps-là, je n'en avais pas.
Ce soir, j'ai le coeur en cavale, au sommet de cette petite montagne. La chapelle me chante des refrains de liberté, les tiens , des carnets de voyage au bout du monde, d'Afrique et de Guinée, des contes d'Outre-mer, de Grimm, des Morgans et du vide.
Sur terre les mots voyagent.
Christiane Kuhk
Février 2009
Au jardin (sonnet)
Au jardin
Les bourgeons du pommier déposent dans ta main
Tel un mouchoir de neige, un rêve de pétale.
La blanche capeline en sa robe natale
Habille le silence et feint le lendemain.
La belle costumière aux doigts sertis d'airain
Reprise ta paupière et ta bouche fatale.
Voilage mordoré à l'empreinte létale
Maquille le printemps de son sourire vain.
Au coeur de l'eau de pluie une douce merlette
Attire mon regard, la divine coquette
Plonge une aile puis l'autre au bain sous le lilas.
Je me revois, fillette au bord de la remise
Noyant dans la bassine un poupon rose et gras,
Au pied du nu poirier,la jonquille agonise.
Christiane Kuhk
En ce 8 Avril 2009
05 avril 2009
L'Alsace et Chrissette
Voici la très belle revue de presse. Merci au journal L'Alsace et à la disponibilité de son correspondant.
Je garderai ainsi un très beau souvenir de ma région et de mon collège.
Christiane Kuhk
03 avril 2009
Communiqué de presse dans le journal L'Alsace
Guebwiller Ensisheim Professeur et poète
Le 03/04/09 à 07:24 - Jean-Marie Schreiber
Les poèmes de Christiane Kuhk viennent d’être publiés. Photo Jean-Marie Schreiber
Depuis quelques années, Christiane Kuhk a trouvé dans la poésie non pas un exutoire, mais une expression de soi-même enrichissante, une manière de communiquer, mieux, de communier avec l’autre, les autres, ceux qui la liront.
« Bienvenue chez Chrissette, au jardin de ma vie. Je sème des graines de bonheur en devenir de mots, récolte pétales du destin, fruits du hasard, que vos yeux, cher lecteur, arroseront de votre plus beau sourire. » C’est ainsi que s’ouvre le blog de Christiane Kuhk, professeur d’allemand au collège Victor Schoelcher d’Ensisheim, férue de littérature et poète à ses heures. Une femme poète qui vient de sortir un nouveau recueil de poésies : « Métaphorain ». Un ouvrage certes plus petit que ceux qui l’ont précédé, offre la particularité d’être entièrement en vers, en alexandrins, et, qui plus est, sous forme de sonnets, sans doute la forme la plus délicate de la poésie, puisque le sonnet se compose de deux quatrains et de deux tercets avec des rimes obligées.
Christiane Kuhk est née à Guebwiller le 30 mars 1963, fille d’un père berlinois et d’une mère silésienne qui ont choisi la France comme terre d’exil après la Seconde guerre mondiale. Elle enseigne l’allemand au collège d’Ensisheim depuis quinze ans. Mais c’est sa dernière année en Alsace. Elle a obtenu sa mutation pour l’académie de Limoges, pour raisons familiales.
Littéraire jusqu’au bout des ongles, Christiane Kuhk, qui s’est de tout temps intéressée à la poésie, fréquentait alors les sites de poésie sur le net. Elle a ainsi fait la connaissance d’une internaute de Haguenau qui lui a fait connaître un éditeur du Canada, Guy Boulianne (éditions « Mille poètes »).
À l’époque, Christiane faisait beaucoup de sport, beaucoup de footing surtout. Et puis, un pépin l’a empêchée de courir. La poésie lui a alors offert une autre évasion. Seule, elle rêvait d’amour. Et cela a donné « Amours boréales ». Se disant animiste, faisant un tout avec la nature, elle a écrit son deuxième recueil : « Secrets de fleurs ». Deux ouvrages publiés par les éditions « Mille poètes ». Avec « Parfum d’une belle de nuit », la couverture s’orne d’une image, celle d’une belle endormie, mais toujours dans les tons rouge-orangés. Avec « Metaphorain », la couverture prend de la couleur, de la quadrichromie. Preuve, sans aucun doute, de l’intérêt croissant que lui accorde son éditeur. Christiane Kuhk privilégie l’écriture spontanée : « l’énergie accumulée devait sortir ».
Ses premiers écrits sont de la poésie en prose, c’est-à-dire des vers libres, sans métrique à proprement parler, avec quand même une musicalité et du rythme dans les mots et les phrases. Quand un sujet ou une image s’imposent à elle, elle tente d’en suivre le fil du ressenti le plus loin et le plus spontanément possible.
Christiane Kuhk n’écrit pas pour l’argent. La poésie, de toute façon, ça ne paie pas. Rares sont les poètes pouvant vivre de leur plume. Elle ne court pas les salons du livre. C’est tout juste si elle vient de participer à un concours de nouvelles des Éditions du Lot.
Sa communication, ce sont ses ouvrages, disponibles uniquement sur internet. Inutile donc d’aller les chercher en librairie. Pour le moment.
Son dernier recueil, « Métaphorain » est un recueil de poèmes avec de belles métaphores sur la vie, sur l’amour. L’écriture sous forme de sonnets impose des limites contraignantes. Pour Catherine Kuhk, elles ne nuisent cependant pas à la spontanéité de l’inspiration. « Travailler dans la contrainte donne de la liberté une idée plus forte » estime-t-elle, ajoutant : « Pour moi la poésie libre s’apparente à l’eau de parfum, la classique au parfum lui même, dans toute la noblesse de sa puissance et de sa pureté. La concision force à la qualité. En cela, le sonnet offre la plus grande difficulté quant à son élaboration, mais aussi la plus belle satisfaction dans son aboutissement. »
Catherine Kuhk utilise beaucoup la métaphore, « Un bon moyen de matérialiser un concept abstrait et de le rendre visible pour tous ». Si elle parle surtout d’amour et de nature, Christiane Kuhk évite certains sujets trop consensuels, tels que la maladie, le racisme… « En effet, je refuse de voir mes créations appréciées par un simple thème fédérateur sans même que le lecteur fasse cas du contenu. C’est trop souvent le cas dans l’expression artistique populaire qui s’appuie sur des réflexes de l’inconscient collectif pour vendre des produits insipides, et je trouve cela dommageable. Je résiste à cet esprit de masse qui ne peut mener qu’à l’asservissement et l’ignorance. »
Pour en savoir davantage sur Christiane Kuhk et ses poèmes, il suffit d’aller sur son blog et de taper « Christiane Kuhk » dans n’importe quel moteur de recherche.
Jean-Marie Schreiber
Comùmuniqué de presse aux DNA








