28 février 2009
Illustration de poèmes à l'atelier de Rodia Bayginot

Illustration de mes poèmes à l'atelier artistique de Rodia Bayginot
22 février 2009
Pic et pique (heptasyllabe)

Pic et pique
Loin du chaos de la foule
Sur un tronc de chêne sec
Je martelle de mon bec
Le silence qui s'écoule.
Chrissette
Février 2009
Sur le fil (libre)

Sur le fil
Je suis comme cette danseuse
Sur le fil,
Sur la brèche,
A ne pas savoir,
Dérisoire,
Si je reste ou si je tombe
Dans l'oubli.
D'un geste sûr,
J'esquive la chute
Tentative,
De ne pas tomber plus bas.
Je balance
Entre le doute
Et ceux qui me regardent
Je crois en moi.
Mais eux,
Ils ont leur vie.
J'oscille entre hier et demain
A ne plus savoir
Nager dans l'inconstance
Trahir les certitudes
Rebellion des sens
A l'envers à l'endroit
A reculons,jamais.
Glisser doucement
Mes attaches sont certaines.
Mon humeur aérienne
Ma pensée vilaine
Quand elle m'inspire
Une sollicitude vaine.
J'éloigne la haine
Qui noircit mon visage
Je ne suis pas ce déchet
Jeté hors d'un rêve
Dans ses nuages.
Comment ai-je pu penser celà?
Je dois retrouver le chemin
Qui me conduit au grand chêne
Juste avant la clairière
Me défaire
De cette chaîne
Qui fait de moi une prisonnière
Du rien, du vide.
Christiane Kuhk
Te reverrai-je un jour?
Te reverrai-je un jour?
Ou comment les pensées virevoltent,
De l'amitié à l'amour des mots, il n'y a parfois qu'un pas.
Te reverrai-je un jour,
courir jusqu'à moi en haut de la colline,
avec ton chien à tes pieds
entre les raies de vignes,
m'asseoir à tes côtés,
sur un tronc affalé,
à regarder la voûte qui couvre nos âges,
à faire danser entre les dents une herbe folle,
une graminée...et souffler en duo
sur le corps des étamines,
et nous dire qu'un jour sans doute
la vie décidera.
Et puis la vie a décidé.
De te quitter, désormais tu cours dans les nuages.
Du ciel à la terre, les mots voyagent.
A nourrir mes idées d'ombres et de plumages,
de ventres de poupée,
de flots rouges
au bout de deux tresses d'une jeune fille en fleurs
courant dans les bois
dans sa jupette blanche les fils en fête,
d'un noeud de corde qui coulisse le long d'un vieux pommier,
d'un drap derrière deux planches en bois qui plisse,
nos mains en éveil , émues par les rires
au milieu de toutes ces paires d'yeux d'enfants des autres,
car en ce temps-là, je n'en avais pas.
Ce soir, j'ai le coeur en cavale, au sommet de cette petite montagne.
La chapelle me chante des refrains de liberté, les tiens , des carnets de voyage au bout du monde, d'Afrique et de Guinée, des contes d'Outre-mer, de Grimm, des Morgans et du vide.
Sur terre les mots voyagent.
Christiane Kuhk
Février 2009
21 février 2009
Premiers travaux terminés
Atelier de Rodia
20 février 2009
Chrissette chez Twitter!

Chrissette chez Twitter, c'est par ICI !
Eclosion
Eclosion
Quelle ombre apaisera ce tronc noué de peurs
Qu'un rayon automnal brûla jusqu'aux racines ?
Quel homme saura voir ce buisson d'aubépines
Comme une jungle drue aux éclats blancs de coeurs?
Elle sort d'un abri, l'asile de ses pleurs,
Les poches pleines d'eau, coupe aux nobles épines
Les festons de dépits et fânes d'étamines,
Verse dans la rigole un impossible ailleurs.
Le vieux mirabellier offre au couple de merles
Un tendre reposoir. L'été verra ses perles
Couvrir de jaune et d'or le branchage alourdi.
Le zéphyr chantera son air aux herbes folles,
Bourdons et colibris laperont mes corolles,
L'amour s'éveillera dans un ventre engourdi.
Christiane Kuhk
Métaphorain. Poésie classique. Editions Mille Poètes
Poésie classique...
Poésie classique, tu fais parler de toi, j'aime beaucoup cet article...Très juste!
Chrissette
15 février 2009
Pourquoi écrire?
Secrets de ruptures.
Je viens de trouver une bribe de réponse, un fragment de lumière, ma prose c'est le premier des sourires, quand je rentre chez moi , après la caresse au chien, et le coucou au voisin.
Ecrire pour se sentir moins seule, car se relire crée une présence, la présence d'un autre que soi, décupler sa force, retrouver sa confiance,c'est retrouver l'autre.
Narcissisme sans doute, besoin de se sentir rassurée, par rapport aux questions fondamentales de l'existence,qui suis-je? D'où suis-je venue? Où vais-je?
Me confondre avec le tout, matérialiser par les mots une certaine osmose avec la nature et mon entourage visible, pour cueillir l'essence, retenir les sensations, extra-sensuelles, le monde sensible à mes yeux, j'aime regarder, j'aime retenir une émotion.
Immortaliser l'instant, cette idée cache sans doute une certaine peur de la mort.
Elle est omniprésente, incluse dans le TOUT, je vis au rythme des saisons, et les aime toutes.Le froid ne me fait qu'aimer davantage le chaud, et s'il ne faisait pas moins 35 degrés, les aurores boréales n'existeraient pas.
Ecrire les choses sans jamais les avoir touchées, écrire les gens qu'on ne touchera plus jamais, voilà le secret du possible, car les mots passent par le filtre de l'imaginaire et du rêve.
Mon jardin derrière chez moi revêt tous les charmes d'un jardin italien, passé par les couleurs de ma palette, tout devient possible.
Faire revivre la mémoire affective, donner du corps aux mots, redonner de la vie à ce qui en apparence n'est plus, tant l'héritage en est profond. Rompre avec le silence, ou mieux l'apprivoiser, écouter ses silences et les habiller de phrases, se faire costumière des sens, du sens, pour toucher l'essence de l'Etre.Au bout d'un silence,il y a toujours un toujours,une image à cueillir. Rompre avec cette peur du vide et de l'absence, de l'abandon. Ecrire, c'est doute s'abandonner à son moi profond, pour mieux se retrouver, et découvrir des impressions ignorées, car avec le recul, le temps imprègne de son encre indélébile, et ce qu'on croyait anodin, nous saute aux yeux comme la plus criante des vérités, l'écriture permet cette vision en profondeur, la page blanche devient soudain comme une loupe grossissante, comme l'entrée d'un tunnel, qu'on croyait noir, mais il y a là une lumière intérieure, éblouissante, c'est l'authentique rupture d'avec le vide.
Christiane Kuhk
Sur Radio Mille Poètes le 15 Février
Le 15 Février sur Radio Mille Poètes
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