16 juillet 2008
Joli mois de juillet
Joli mois de juillet
Coucher de lune sur l'eau
La clochette sonne
Au fond des orangeraies.
Clapotis sur les galets
Tourne, tourne l'éolienne.
Sous l'olivier un garçon
Tape le carton
En Grèce jamais trop tard
Clapotis au creux des pierres
Tape, tape son histoire.
Le bruit ne dérange pas
Atout coeur pour lui
Sourire de son papa
Chante, chante la marine
Clapotis sur les galets.
Jamais trop tard pour la nuit
Jamais plus contre
Mes mains connaissent l'oubli.
Dansent, dansent les galets
Se font rêves au creux des flots.
Rêve, rêve ce couplet
Joli vieux mois de juillet.
Chrissette
Extrait de Parfum d'une belle de nuit aus Editions Mille Poètes
06 juillet 2008
Mille Poètes Slide show
Voici les Mille Poètes qui défilent devant vous...
26 juin 2008
La valse des choses

Le souffle d'un vieil accordéon s'éteint, sa carcasse repose désormais dans un autre salon. La valse peut reprendre. Les talons claquent sur le parquet...Bas résillés et jupes virent dans le vent de l'été...
Demain nous irons pique-niquer au bord de l'étang et chanter la vie rêvée des grillons.
La couturière pleure sa machine désossée, les uniformes éclairent le ciel de leur médaillons de métal...Elle a servi, j'entends encore la pédale battre comme le sang contre les tempes des hommes au combat, et la courroie entraîner leurs soupirs siffler jusqu'au sommet des nuages...Les artifices tombent en pluie au coeur des draps de lin.
Le lit Napoléon geint sous la force de la masse,là où jadis mon père chuchotait des airs de poupée de lune in love. « Der Wind hat mir ein Lied erzählt... » Sans ma mère cette nuit-là, caché dans la haie de buis, à l'abri des regards..Elle seule a su voir...Le voir!
Un passant sourit à l'idée de plonger sa nuit dans les contes extraordinaires d'un autre siècle.
Au bout d'un crochet tinte un arrosoir en laiton, il versera de l'eau précieuse sur les chrysanthèmes et les bruyères.
Comment peut-on jeter des choses aussi belles...Me dit une femme étonnée...Elle tente de rassembler les morceaux d'une table demi-lune pour les recoller. Les choses en soi n'ont plus de valeur ou plus exactement ce qui compte vraiment c'est ce qu'on a en soi qui est irremplaçable...Je n'ai cessé de croire que le plus beau est ce qui ne se voit pas...Le dépouillement en soi.
Le vide est merveilleux!
Chrissette
Juin 2008
22 juin 2008
Magazine Mille Poètes Juillet 2008

Bonjour,
Nous sommes heureux de vous présenter le tout nouveau
Magazine Mille Poètes - Juillet 2008 (format PDF).
Vous trouverez dans celui-ci des entrevues avec nos auteurs, des critiques de livre, des articles de fond, des conseils littéraires, les dernières publications des éditions Mille Poètes et plus encore ... 21 pages de lecture vous attendent.
Nous vous souhaitons une bonne lecture !
http://www.uniflip.com/catalogs/4655/7880/pub/index.html
http://1000poetes.canalblog.com/
Guy Boulianne
Éditeur en chef
Mille Poètes LLC
http://www.mille-poetes.com
10 juin 2008
Souvenir de femme-Marion I
Bruissement d'ailes
Au sommet d'un rocher noir,
La lune a décroché la clef
Quartier libre ce soir.
La cellule est vide
Quelques pas intrépides
Claquent sur le trottoir.
Marion a refermé la porte
Derrière elle,les années mortes.
Elle dessine du bout des doigts
Son visage dans une devanture,
Les néons maquillent ses joues
Elle attrape un sourire
Dans ce miroir flou.
Dans sa tête une musique
Comme un vinyl qui tourne
En boucle, le saphir arrêté
Sur un sillon imparfait,
Elle s'est trompée de siècle.
Le vieil Hammond hurle
Un semblant de pastorale
Les croches courent
Dans la flaque
Les phalanges pleurent
Une corde qui casse
Complainte d'une femme
Seule au milieu de la place.
Sa mémoire,un cratère
Elle lanterne dans les rues,
Le regard en friche,
Le coeur sourd,
Soudain s'ouvre une serre,
Le Jardin des plantes.
Elle enfante un souvenir
Une haie comme une roseraie
Un merle,un bosquet
De buis,
Soirée entre amis.
Deux yeux timides se posent
Sur cette fleur à peine éclose.
Une anglaise qui s'enroule
Autour d'un index,
Cascade de caresses
Le long de cette nuque
Que plus rien ne blesse.
Marion II
Marion.
La pluie commence à tomber
Marion sent les gouttes se mêler
Au sel de ses joues.
Voilà bientôt cinq semaines
Qu'elle n'a pas vu le jour
Vivement demain.
Au fond d'elle
La peur ruisselle.
Marion sent l'eau s'infiltrer
Dans son cou,
Sa nuque offre une rigole
A cette fraîcheur tant rêvée,
Son épaule est bénie.
Elle tend un abri
A un visiteur du soir,
Délicat reposoir
Pour deux ailes fatiguées.
Le néon éclabousse
Ses pupilles épatées
Vite une porte cochère
Un passage jusqu'à l'aurore
Il se fait tard
Le clair lui gémit
Des cauchemars de parloir.
Ses jambes ne la portent plus
Dans l'embrasure elle s'effondre
Et sombre dans un puits de rêves
De blanches colombes
Au-dessus d'un arc-en-ciel.
La tête dans les étoiles
Chevauchant la liberté
Marion rit aux éclats,
Du haut de son observatoire
Elle saute de cumulus en cumulus
Visant bien sa trajectoire
Soucis, tracas et idées noires
Dansent à bord des montagnes russes.
Elle s'enfuit devant ces matins
Sans couleur.
Un autre viendra,
Un marchand d'images
Encollera ses pleurs
Dans des papiers à fleurs
Reliés de lierre
Et de trois bouts de raphia.
Son petit cœur de femme
Dans une chrysalide
A claire-voie
Pour un autre,
Soleil.
Cet homme, un jardinier-Marion III

Cet homme, un jardinier.
Cet homme, un baladin,
Sème des grains de fête
Dans sa mémoire
Dans les oubliettes, c’est la foire
Les secondes font la pirouette
Les heures d’attente la grande roue
La grande clé fait la moue,
Le temps est prisonnier.
Cet homme, un jardinier.
Il lit la lune dans l’Almanach
De Marion,
Des rêves roses comme des fleurs
Qu’on dirait du bonheur sur tige.
Il arrose de son regard profond
Deux boutons à peine éclos,
Et referme avec délicatesse
La porte de la remise.
La vigne comme un arc
Protège les murs
De la petite maison endormie.
La palissade offre un abri
Au feuillage verdoyant .
En son cœur nouaison
De Marion et son amant.
Au creux de ses bras
Blottie comme entre deux sarments
Sommeille un rêve
De baies grenache ou semillon
Charnues et pulpeuses
Blanches ou vermillon.
Elle dépose de ses lèvres songeuses
Saveur de muscat
Le fruit mûr de ses pensées
Sur ce pied délicat,
Ce soir enfin elle ose.
Les anglaises de Marion
S’enroulent comme des vrilles
Entre ses doigts, la véraison,
En ce début de nuit d’été
Elle ouvre délicatement
Les boutons nacrés de sa chemise,
L'arôme fleure la passion.
04 juin 2008
Une larme
Une larme
Une larme de lait
Au bout d'une moustache
D'un coup de coussinet
Je lape, je lèche
Je te regarde
Tu m'envies
Ma vie
Détrompe-toi
Un coin de paradis
Je vais et je viens
Du soir au matin
De chatière en gouttière
J'erre
Aux abords des squares
Une main d'enfant
Un espoir de caresse
Et puis toi
Qui me tend tes doigts,
Des mots doux en pluie
Comme un rose bébé
Un verre de lait rêvé.
Chrissette et Rodes
Mille Poètes
02 juin 2008
Aurore
Entre le Nord et mon coeur il n'y a point de frontière
Quoi de plus doux, de plus frêle, que l'oubli d'une sensation amère.
Légère en ces lieux où la neige et l'air pur
Rendent à l'âme meurtrie une nouvelle dorure.
Que nul diamant, nulle perle rare vient rehausser
L'effet sans pareil d'un bonheur retrouvé
Mon étoile, mon lac tendre, ma vallée merveilleuse
Toi mon Ange, chevauchant l'arc-en-ciel,
De forêts en vallons,colorant le teint frais
De ton aurore rêveuse.
Quand la nuit voit le jour
Le matin s'émerveille,
Car là-bas, tout est noir,
Mais sur ton autre ,tu veilles.





